Sortie au Parc Ornithologique du Marquenterre

Reportage d'une sortie au Parc du Marquenterre avec les élèves de cp, ce1, ce2 de l'Ecole Pasteur de Condette (mai 2003)

 

 

Le Parc ornithologique du Marquenterre.

Il est situé au bord de la mer, dans la baie du fleuve "Somme".

C’est un paysage de dunes sur lesquelles on a planté des pins pour retenir le sable. On y voit aussi des arbustes: des argousiers, des saules, des troènes... Entre les dunes, nous remarquons des petits étangs.

Ici, c’est le paradis des oiseaux. Ils y trouvent l’espace, le repos et la nourriture pour quelques heures ou pour toujours.

 

point de vue

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étang avec oies sauvages

 

famille d'oies cendrées sur l'eau

 

Visite guidée

C’est un paysage de dunes boisées et de petit étangs clos remplis d’eau peu profonde. On y voit des oiseaux installés là pour en attirer d’autres: des oies, des canards, des cygnes, des cigognes.

D’abord, nous avons appris à reconnaître les canards de surface et les canards plongeurs. Puis nous avons admiré les belles oies et nous avons découvert une femelle cygne qui couvait au bord d’un ruisseau.

Plus loin sur un nid en hauteur, une cigogne donnait à manger à ses petits.

La héronnière est située dans la forêt de pins: une centaine de couples de hérons et de spatules y nichent et nous avons pu observer les petits aux jumelles.

Dans une très grande volière, nous avons remarqué des espèces rares, des oiseaux que nous ne connaissions pas: ce sont des oiseaux qu'il faut protéger. C’est par exemple, la spatule blanche qui ne trouve plus à se nourrir car on assèche les terrains humides où elle trouve un menu qui lui convient. C’est aussi le cas de l’aigrette garzette qu’on a tuée pour que ses plumes garnissent les chapeaux. Ceux qui sont mis là sont des oiseaux blessés qui ne pourront plus voler ou se nourrir seuls, mais quand ils ont des petits on les remet dans la nature pour qu’ils redeviennent sauvages.

C’est un endroit magique et c’est sans doute pour cela que les oiseaux y viennent de plus en plus nombreux.

 

Ce qu'on découvre sur le parcours d'initiation.

La grande volière.

On y place des oiseaux rares ou en voie de disparition: (spatules, aigrettes) et des oiseaux blessés, soignés mais qui ne pourront plus se nourrir seuls.

spatules dans la grande volière

Les canards de surface.

Ils barbotent dans la vase ou en eau peu profonde.

Ils basculent le corps pour fouiller mais plongent rarement.

femelle colvert qui se nourrit

couple de souchets

femelle colvert

femelle colvert

Les canards plongeurs.

Ils plongent entièrement sous l’eau et vont se nourrir sur le fond: crustacés, petits poissons, mollusques et insectes aquatiques.

 

canards plongeurs au repos

fuligule morillon

fuligule milouin

Le canard tadorne de Belon.

Son plumage est très vif.

Il choisit donc de pondre ses oeufs dans un terrier de lapin.

 

Les cigognes.

Elles choisissent toujours de nicher en hauteur, ou sur un endroit dégagé et un peu élevé. Le nid est constitué d’une couronne de branchages dont le fond est garni de foin.

 

nid de cigogne

cigogne dans une prairie

couple de cigognes et leurs petits

Les oies sauvages.

Ce sont des oiseaux migrateurs. À l’automne elles quittent les pays nordiques pour passer l’hiver là où il fait plus doux, elles remontent au printemps.

 

famille oie sur un chemin

famille oie sur l'eau

oies qui sortent de l'eau

oies sous les branches

Mouettes et goélands.

Le goéland argenté: il porte une tache rouge sur le bec .

La mouette rieuse: très commune chez nous, l’été elle porte un capuchon noir sur la tête, l’hiver il ne reste que deux taches grises près de l’oeil.

 

mouettesetgoelands

Cygnes

Ils se nourrissent de l'aube au crépuscule, ne s'arrêtant que pour faire leur toilette ou pour se reposer.

Les deux espèces cohabitent: le cygne chanteur (à gauche), le cygne tuberculé (à droite).

cygne chanteur

cygne tuberculé

Le héron cendré.

Il niche au sommet des arbres .

C'est une espèce protégée: on n’a pas le droit de le tuer.

II se nourrit de poissons, petits rongeurs (taupes, campagnols), insectes et grenouilles.

Un héronnière a été aménagée dans les pins. On peut apercevoir de nombreux couples de hérons mais aussi des spatules et des aigrettes.

 

(image qui provient du site du Marquenterre)

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Ici, c'est le domaine des oiseaux sauvages.

En suivant des chemins tracés dans les dunes, on accède à des observatoires qui nous permettent d'observer les oiseaux sans les déranger. Sur ce parcours (non guidé) on peut rencontrer des guides natures ou des passionnés qui nous renseignent. Une paire de jumelles est nécessaire. 

Voici ce que nous avons rencontré le long du parcours.
cane pilet 2 tadornes et famille colvert bernaches nonnettes
nid sous les branches avocettes sur ilot goélands, mouettes, foulques
couple d'avocettes et leur petit foulque, huitier-pie, goélands cormorans perchés

cygne au repos

couple de cygnes

deux cygnes au bord d'un étang

papillon "zygène"

petits escargots

chevaux Henson

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      La chouette effraie.

 

Identification: Rapace nocturne aux ailes assez longues (27,5 à 28 cm) avec de gros yeux noirs, à l’intérieur des disques faciaux en forme de coeur, avec une queue courte et carrée (12 à 13,5cm)

Elle est identifiable grâce à sa face blanche. Son plumage est clair, avec le dessus beige orangé, avec peu de taches: le dessous est blanc sans taches.

Habitat: chasse dans les champs, prairies, marais et vergers entrecoupés de bois clairs, de bosquets et de haies, généralement à proximité des villages.

Habite souvent dans des clochers, des granges ou des greniers, des grands bâtiments.

Reproduction: elle niche dans les vieux bâtiments, dans les pigeonniers. Le nid, installé dans un endroit sombre est fait d’une couche de 5cm de sciure ou de pelotes de réjection;

Elle pond de 4 à 6 oeufs (parfois plus) ; la taille des oeufs est de 31,6X39,7mm.

Cri: hululement.

Alimentation: elle se nourrit de souris, de musaraignes et de grenouilles, de mulots et d’oisillons.

Chaque jour, la chouette rejette par le bec plusieurs pelotes de réjection qui contiennent le squelette et les poils des proies capturées et avalées.

Nous décortiquons des pelotes de réjection.

pelote décortiquée

les décortiqueurs

Les serres servent à capturer les proies.

Les plumes des pattes protègent du froid et peut-être aussi des morsures causées par les animaux que la chouette capture.

patte de chouette

Que les plumes sont douces! Le bord de l'aile de la chouette s'appelle le peigne.

aile de chouette

La chouette effraie, comme toutes les autres chouettes et hiboux, est un oiseau utile.

La chouette effraie bénéficie d’une protection absolue depuis 1902.

parcdumarquenterre@baiedesomme.org

www.baiedesomme.org/marquenterre

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